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Le contexte du projet d'Ativémé

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Ativémé est un village étendu de quelques milliers d’habitants, situé dans une plaine au sud du Togo, à une cinquantaine de kilomètres seulement de Lomé. Malgré sa proximité avec la capitale, le village reste isolé. A part quelques échanges marchands avec Tsévié (à 20 kilomètres), les villageois ont peu de contact avec les urbains.

En termes d'infrastructures, il n'y a ni eau ni électricité courante. Un petit canal dévie l'eau de la rivière à travers le village et cette eau est largement utilisée par les femmes et les enfants puisqu’il n’y a pas de puits. Quant à l'électricité, il existe quelques générateurs au village, notamment à la chefferie. Il existe un petit dispensaire, situé à 2km du village, relativement propre et équipé pour les soins primaires et accouchements simples.

Les conditions d’éducation au sein de l'École Primaire Publique (EPP) du village sont problématiques : l’infrastructure scolaire demeure le problème principal exprimé par les villageois. Possédant uniquement un bloc en dur de trois classes et trois classes en apatame (c'est à dire en paillote), le village n’est pas en mesure d’assurer des conditions d’éducation décentes aux enfants. En effet, l’apatame étant un matériau non-résistant à l’eau, les constructions s’effondrent à chaque saison des pluies empêchant ainsi les enfants d’aller à l’école.

Le premier bloc de trois classes en dur a été construit en 1964 à l’initiative des villageois eux-mêmes. Une association malgache, CONGATE, a contribué à la réhabilitation de ce bâtiment, qui se trouve aujourd’hui en bon état. La construction du second bloc de trois classes a été lancée à l’initiative d’un député en 1998. Néanmoins, ce dernier a subitement mis un terme au financement de la construction. N’ayant pas les moyens de poursuivre la construction, les villageois d’Ativémé ont alors comblé ce vide par l’instauration de trois classes en apatame. Aujourd’hui, seules restent les fondations de ce deuxième bloc.

La motivation des villageois d'Ativémé envers l’amélioration des conditions éducatives ne fait pas défaut. Déterminés, ils ont fait appel à un financement européen pour achever la construction du deuxième bloc de trois classes. Les autorités villageoises ont ainsi présenté un dossier de demande de cofinancement au Fonds Européen de Développement dans le cadre du 5ème PPMR (Programme Pluriannuel de Micro réalisations) : l’ensemble des démarches visant à recevoir ce financement européen a ainsi été accompli en bonne et due forme et dans les délais imposés. Néanmoins, en raison d'un manque de fonds, les responsables du FED n’ont pu donner une suite favorable à la demande des villageois d’Ativémé. Enfin, les villageois ont fait une demande de fonds à la Banque Mondiale par le biais de l’Agence d’appui aux initiatives de développement à la base (AGAIB) de la région maritime, mais cette sollicitation est restée sans réponse jusqu’à aujourd’hui.

Durant notre mission au Togo de février 2007, les villageois d’Ativémé nous ont ainsi sollicités pour les aider à construire ce deuxième bloc de trois classes en dur.

Voici les effectifs de l'école pour l'année 2009-2010 :

L'école d'Ativémé dispose donc de six instituteurs dont quatre sont payés par l'État et deux sont rémunérés par une cotisation des villageois eux-mêmes. Les résultats des élèves d'Ativémé à l'examen national d'entrée en sixième sont globalement bons, en restant dans la moyenne des résultats du canton. Cependant, on observe un taux d'abandon assez élevé : ce phénomène pourra être combattu grâce à l'amélioration des conditions d'éducation.

 

à droite bâtiment en dur, à gauche salles en apatame

bâtiment en paillote de l'école d'Ativémé

au premier plan, les fondations construites dans les années 1950 ; le nouveau bâtiment se situera ici

une classe en paillote de l'école d'Ativémé