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Nos actions

Budget 2004-2006

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Foire Aux Questions

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Que signifie « Déka Ewé »?

« Déka, éwé,... » signifie tout simplement « un, deux,... » en éwé. Ce sont les premiers mots d’un chant ouvrant les veillées et les réunions auxquelles ont assisté deux des membres fondateurs rendus à Bolou durant l’été 2003.


Pourquoi un projet au Togo et dans ce village en particulier?

Suite à un chantier jeunesse dans le village d’Agbadomé au Togo durant l’été 2003, deux étudiants de Bordeaux ont rencontré les autorités et les instituteurs du village qui leur ont fait part des difficultés de scolarisation. L’école du village existe depuis 1996 mais manque considérablement de moyens. De retour en France, reconnaissants de la formidable expérience vécue, nos deux étudiants ont décidé avec les jeunes Togolais et le village de monter un projet d’infrastructures en dur. Ce projet est donc né d’une rencontre humaine et de la prise en compte d’un besoin local.
Pour plus d’informations à ce sujet consultez l’origine du projet...


Quelle différence existe-t-il entre Déka Ewé France et NEJ ?

La différence entre Déka Ewé France et NEJ est avant tout structurelle : ce sont deux associations jumelles œuvrant ensemble pour le même projet. La première qui agit en France est tenue par des jeunes Français; la seconde au Togo est tenue par des jeunes Togolais non issus de Bolou. Techniquement, NEJ assure le lien entre la France et le village isolé. Plus largement, ils accompagnent les villageois dans les démarches nécessaires à la construction de l’école. Déka Ewé France est le support financier et un relais de diffusion de cette action de solidarité internationale auprès du public pour la promotion de l’éducation au développement.


Comment puis-je vous aider?

Toute aide ou coopération sont les bienvenues. Il suffit parfois de peu (une adresse, une idée, une rencontre,...) pour faire naître quelques chose de formidable. Concrètement votre soutien peut être financier, logistique, conseiller, moral,... Consultez la rubrique « Agissez avec nous » Soutenez-nous pour plus d’informations.
N’hésitez pas à nous contacter.


Comment financez-vous ces infrastructures ?

Différentes sources de financement permettent la construction des infrastructures de l’école : il y a les bourses et concours publics ou privés ; les dons des personnes privées ou morales ; et enfin pour la plus grosse partie les fonds récoltés lors de nos actions auprès du public.
Consultez la rubrique « Financement » pour obtenir plus d’informations.

Comment fonctionne les écoles du canton de Bolou ?

L’organisation administrative togolaise et donc son éducation est héritée du système français. L’aménagement de l’école au Togo ressemble à celui des écoles en France : elle est organisée en 6 classes : CP1, CP2, CE1, CE2, CM1 et CM2. Un examen est nécessaire pour passer en classe supérieure et les CM2 doivent réussir un examen national pour entrer au collège, qui est située à deux kilomètres du village.


Qui réparera les écoles dans les années à venir ?

La pérennité du projet et de la construction à plus long terme est assurée par l’engagement des villageois à entretenir le bâtiment une fois construit. Le Comité Villageois de Développement, dont les ressources proviennent des contributions des villageois s’est engagé à financer les réparations nécessaires à l’école.


Quels changements avez-vous apporté dans le village ?

Concrètement nous ne construisons pas une école mais ses infrastructures en dur ce qui est bien différent. En effet les écoles dans les villages où nous avons financé les infrastructures existent et fonctionnent  (il y des enfants, des instituteurs, un directeur,...). Notre projet consiste à améliorer par la coopération les conditions matérielles de l’école en fournissant des salles de classe solides résistantes aux aléas météorologiques. Le souci de respecter l’autonomie des villageois (sans interférer dans leur organisation et risquer une dépendance) ainsi que celui de répondre à leurs besoins (toutes les modalités de construction ont ainsi été définies par eux-mêmes) se trouvent depuis le début au cœur de notre projet.


Qui prend les décisions ?

Chacune des structures rassemblées par le projet est autonome (le village avec ses autorités, son école primaire publique, son association de parents d’élèves et son comité de développement ; NEJ ; Déka Ewé France). Les prises de décisions en leur sein dépendent de l’organisation et des dispositions statutaires respectives. Les orientations générales du projet en revanche sont le fruit d’une concertation entre ces structures débouchant sur une entente unanime. Bien sûr, parce que le projet Déka Ewé répond directement aux besoins et attentes du village, la position collective des villageois est déterminante et prise en considération avant toute autre priorité.


Avez-vous d’autres projets? Quelles relations entretiendrez-vous avec le village une fois l’infrastructure construite ?

L’avenir de nos projets repose sur l’aspiration des villageois. Si d’autres besoins étaient formulés ici ou ailleurs, rien n’interdirait de poursuivre en redéfinissant cette aventure. Cette discussion est engagée entre les membres de Déka Ewé et de NEJ et il ne fait pas de doute que notre envie commune d’aider des initiatives villageoises continuera après l’achèvement du projet d’Ativémé.


Votre action accompagne-t-elle pour autant le développement du pays ? N’est-ce pas aux autorités de prendre en charge l’éducation ?

Effectivement, la prise en charge de l’éducation nécessaire au bon développement et à une structuration durable doit être le fait des autorités nationales et non de celles d’acteurs privés encore moins étrangers. Pour autant, soutenir une initiative locale affectée par le manque de moyens accompagne le développement. En outre, l’espoir et l’attente d’un meilleur lendemain ne saurait justifier le sacrifice d’une population. Si notre action n’est pas exempte de contradictions, ce n’est pas en tournant le dos aux gens, avec indifférence, avec mépris ou fatalisme que la situation pourra s’améliorer. Nous nous consacrons régulièrement des temps de réflexion autour de ce projet. Notre Charte d’engagement est là pour en témoigner.

Mise à jour le Lundi, 29 Mars 2010 16:03

Nos partenaires

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- L’école primaire Paul Doumer de Bordeaux
Dans le but de sensibiliser les jeunes enfants de cette école aux thématiques de la solidarité internationale et afin de leur faire découvrir le quotidien d'enfants togolais de leur âge, nous avons mis en place un échange épistolaire. Fabienne Lacreu, institutrice à Paul Doumer, a été enthousiasmée par cette idée, ce qui a permis de mettre en place début 2005 un échange entre trois classes de son école (CP, CE1 et CM1) et les 6 classes du village d’Agbadomé, qui perdure jusqu’à aujourd’hui.  Nous avons également organisé pour tous les écoliers de  Paul Doumer des demi-journées d’éducation au développement et de sensibilisation à la solidarité internationale (grands jeux, interventions dans les classes etc.)

- L’Institut d’Etudes Politiques  (IEP) de Bordeaux
La plupart des membres de Déka Ewé étudient au sein de cette école. Son ancien Directeur, M. Robert Lafore a accepté le titre de Président d’honneur de l’association à sa création. L’établissement, où nous avons notre siège social, met à notre disposition ses locaux pour nos diverses manifestations et actions d’autofinancement. L’IEP est aussi un partenaire financier puisque nous recevons des subventions de sa part lors de commissions annuelles.

- La Mairie de Bordeaux
La Mairie de Bordeaux est une structure partenaire puisqu’elle met ponctuellement son matériel (photocopieurs, imprimantes, espaces d’affichage) et ses locaux à notre disposition pour nos restitutions de mission ou nos actions de communication.

- Le cabinet Deloitte
Suite à un concours remporté par l’association en 2007, le cabinet Deloitte a fait don de Tee-shirts personnalisés à notre association. Nous les vendons afin de récolter des fonds et nous les utilisons aussi comme outil de communication.

- Le magasin "Maisons du Monde"
Le magasin Maisons du Monde situé rue Sainte Catherine à Bordeaux nous renouvelle sa confiance depuis deux ans pour réaliser les paquets cadeaux de ses clients pendant les fêtes de Noël.  Cette opération mobilise bénévolement les membres de l’association  tous les jours entre 10 et 19h sur une période allant de trois semaines à un mois et demi (selon les années). Les fonds dégagés par cette opération représentent la plus grande partie de l’autofinancement. Au-delà des fonds récoltés, l’opération paquets cadeaux nous permet de nous faire connaître à un public autrement peu accessible, et de discuter des formes et enjeux de notre action avec le public.

- BNP Paribas
Nous avons choisi cette banque en raison de ses filiales avec la BTCI togolaise. La BNP s’est jointe à ce projet en nous offrant les frais de gestion et en nous fournissant du matériel didactique destiné à l’école de Bolou-Agbadomé. Nous avons également obtenu une bourse de 100 euros et l’impression gratuite de 600 affiches lors du lancement de notre association.

- Le RADSI et les associations bordelaises de solidarité internationale
Nous menons plusieurs projets en commun avec le Réseau Aquitaine pour le Développement et la Solidarité Internationale (RADSI). Nous avons participé à plusieurs actions cette année : programme Lycéens Citoyens Solidaires, organisation de la Semaine de la Solidarité Internationale, organisation en commun avec le RADSI et quatre associations étudiantes de solidarité internationale de la soirée festive "45ème parallèle" autour d'un repas insolent, d'un défilé de mode équitable, d'un film de sensibilisation et d'expositions photos…

- Etudiants et Développement
Ce réseau d’associations étudiantes de solidarité internationale nous a aidé dans l’élaboration de notre projet. De plus, les membres de Déka Ewé participent régulièrement à des week-ends de réunion du réseau d’association, qui favorisent l’échange autour des projets de Solidarité Internationale. Lors de la Commission d'Appui à Projet (CAP) Afrique sub-saharienne en 2008 organisée par E&D, des professionnels de la solidarité internationale nous ont aidé à améliorer notre projet.

- Starting Block
Ce réseau d’associations étudiantes de solidarité internationale nous a aidé dans nos projets d'Education Au Développement (EAD) à travers des formations.

- Prosuma
L'association Prosuma qui soutient financièrement et techniquement des projets de solidarité étudiante ; ils nous apportent une aide financière pour ce projet ainsi qu'un avis sur la partie technique et financière du devis de l'école d'Ativémé.

Mise à jour le Lundi, 29 Mars 2010 15:57

Les politiques éducatives au Togo

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Historique du système éducatif
Afin de ne pas être en contradiction avec nos valeurs et l’objectif de notre projet, des recherches ont été réalisées, nous donnant un regard historique sur la situation du système scolaire togolais. Depuis l’indépendance du pays, l’État togolais a suivit deux orientations majeures : celle de la réforme de l’enseignement en 1975 et celle de la politique nationale du secteur de l’éducation et de la formation en 1993. Une réorganisation du système éducatif était en effet nécessaire du fait d’un important phénomène de déscolarisation dans les années 1980. Les priorités étaient alors de rendre la scolarisation des enfants obligatoire et gratuite, de favoriser la mixité sociale et d’encourager la scolarisation des filles. On peut dire que ces objectifs sont en partie atteints, la scolarisation des filles ayant fortement augmenté depuis les années 1980.


Un état des lieux du système éducatif
Malgré ces engagements de l’État, qui avait fait de l’éducation une priorité nationale, un rapide état des lieux du système éducatif actuel nous révèle que beaucoup reste encore à accomplir. Le taux d’alphabétisation des adultes est de 53% en 2007 (sources UNICEF), mais dans les zones rurales il stagne à 41,5%. En 2009, le taux de scolarité national avoisine les 77%, mais de fortes disparités existent entre les régions. Le taux de scolarisation dans la région maritime, où se situe le village d’Ativémé est de 83,2%, ce qui s’explique par les bons taux de scolarisation à Lomé (sources gouvernementales) mais ne reflète pas la situation de la scolarisation dans les villages de cette zone. Cependant l’entrée à l’école est très tardive et le niveau d’éducation reste bas, du fait du manque criant de moyens matériels (en moyenne, seule la moitié des élèves possède un livre de lecture), de la surcharge des classes et du manque de formation des professeurs. L’éducation primaire est la plus répandue au Togo puisque le taux de scolarisation dans le secondaire en 2007 n’est que de 30% pour les hommes et 14% pour les femmes. Toutefois, il faut souligner que les taux de scolarisation et de fréquentation de l’école augmentent d’une année sur l’autre (10% d’élèves en plus à la rentrée 2009 par rapport à 2008 selon le ministère des enseignements primaires, secondaires et de l’alphabétisation togolais). Notre projet s'inscrit donc dans un objectif d'équipement matériel des écoles primaires.


Les disparités du système éducatif


Filles/garçons
Bien que les lois éducatives de 1975 affirment l’égalité hommes/femmes, les disparités entre les filles et les garçons au Togo en matière d’éducation restent importantes. Ainsi, le taux d’alphabétisation des jeunes femmes est de 64%, alors que celui des jeunes hommes est de 84% (2007, source UNICEF). Plus on avance dans l’enseignement moins les filles sont scolarisées (76% de fréquentation dans le primaire contre 32% dans le secondaire.) La tolérance face aux redoublements successifs est moins grande pour les filles : ainsi dans les classes plus élevées elles ont souvent moins d’années de retard que les garçons mais sont bien moins nombreuses. De plus, l’âge moyen de mariage des filles est 17 ans en milieu rural, 20 ans en milieu urbain, ce qui ne leur permet pas de continuer leurs études au-delà d’un certain âge. La pratique des mariages forcés, davantage présente en milieu rural, constitue un frein à la poursuite d’études pour les filles. On peut faire un lien entre le niveau de vie et la parité hommes/femmes. En effet, la parité est plus élevée dans les écoles privées que dans les écoles d’initiatives locales, crées par les villageois en l’absence d’école primaire publique dans le village, et dont le fonctionnement est assuré par une cotisation des familles et par des enseignants volontaires. A long terme, l'amélioration des conditions d'éducation a un effet bénéfique sur la scolarisation et la réussite des petites filles ; cependant, nous avons souhaité discuter de suite de cette thématique avec les autorités villageoises et l'équipe éducative. Le taux de scolarisation des filles peut être considéré comme bon à Ativémé mais des efforts restent à faire dont tous les acteurs sont conscients.


La pauvreté
Chez les familles pauvres, seulement 55% des enfants accèdent à l’école primaire, contre 90% chez les familles plus aisées. Beaucoup d’enfants de familles pauvres ne peuvent aller à l’école car il est impossible pour les parents d’acheter l’uniforme nécessaire pour aller en classe par exemple. Le manque de ressources financières des parents pose également problème lorsque l’on sait que les instituteurs volontaires sont rémunérés par une cotisation des familles.


La formation des professeurs
Dans les écoles d’initiatives locales (EDIL), ce sont des enseignants volontaires sans qualification professionnelle qui assurent l’enseignement. Ils sont payés par les parents d’élèves ou parfois sur le budget de l’établissement. Leur rémunération reste très faible. D’autres enseignants sont qualifiés d’auxiliaires : ils sont recrutés sans formation professionnelle initiale et rétribués à 90% du salaire des fonctionnaires. Les auxiliaires et volontaires représentent 7/10 des enseignants du primaire, même si cette situation est en train d’évoluer avec a titularisation croissante de nombreux auxiliaires. Ainsi, en 2008, le gouvernement togolais a intégré un millier d'instituteurs auxiliaires au sein de la fonction publique et plus de 3 000 en 2009. Parmi les enseignants du premier cycle, 26% ont un niveau inférieur au baccalauréat, 28% ont le bac, 36% la licence, et 10% la maîtrise. De plus, peu de femmes sont enseignantes (13,8% au primaire ; 7,4% au secondaire). Au total, elles représentent 37 316 personnes dans l’éducation, dont 29% sont payées par les usagers et non l’État.


La politique éducative


Le rôle de l’État :
Le Ministère des enseignements primaires et secondaires a pris des mesures en faveur des EDIL : elles sont reconnues par l’État sur certains critères et des enseignants sont affectés aux plus importantes de ces écoles. Elles sont également intégrées dans le plan de distribution de manuels scolaires. L'État s’est engagé à ouvrir les examens professionnels aux éducateurs des écoles communautaires.


Budget :
Les différentes sources de financement sont l’État, les bailleurs de fond bilatéraux et multilatéraux, les parents d’élèves, le privé, les associations et les ONG. Avec la diminution du PIB par habitant dans les années 90, la part du budget accordée à l’enseignement a baissé. Sur la période 1991-2000 les dépenses publiques en matière d’éducation étaient de 4,5% du PIB. Ce sont les parents d’élèves qui globalement participent au financement du secteur, ils participent à la construction des infrastructures, en cotisant afin de prendre en charge des professeurs volontaires. La part des dépenses publiques accordées à l’éducation dans l’ensemble des dépenses budgétaires courantes de l’État était en moyenne sur les dix dernières années de 26,5%. Sur l’ensemble des dépenses publiques pour l’enseignement, le primaire en reçoit 49%, le deuxième degré (collège) 22% et le troisième degré (lycée) 9%. La suppression des frais de scolarité en 2008 a permis d’ouvrir l’école à un nombre plus large d’enfants, mais elle a eu pour conséquence de faire disparaître la principale source de fonds des écoles.


L’actualité

En 2008 dans son discours de politique générale,le Premier Ministre prévoyait que le plant d’urgence pour l’éducation porterait sur «  la réalisation de l’étude sur le financement du système éducatif et le lancement de la requalification des établissements de l’enseignement primaire »

La même année, les frais d'écolage ont été supprimés afin de favoriser la scolarisation de tous les enfants : on a alors observé à la rentrée 2009 une augmentation de la fréquentation de l'école d'Ativémé mais l'on ne dispose pour le moment pas du recul nécessaire pour évaluer l'impact à moyen terme de cette mesure. En effet, beaucoup d'enfants pourraient abandonner l'école afin d'aider leurs parents dans les travaux des champs au cours de l'année. De plus, cette mesure a eu pour effet de tarir les ressources du Comité de Gestion des Ressources Scolaires (COGERES) issues de l'écolage et qui n'ont pas été totalement compensés par l'État. Ces ressources servaient par exemple à payer les craies pour les instituteurs ou des stylos : pour le moment, les maîtres eux-mêmes paient ces frais avec la participation des notables locaux selon les cas.

La cohérence du projet de Déka Ewé avec les politiques éducatives togolaises

La cohérence et la pertinence du projet Déka Ewé sont garanties par les contacts réguliers que nous entretenons avec les représentants locaux du Ministère des Enseignements Primaires et Secondaires. En effet, nous ne pouvons prétendre agir sans une étroite coopération avec les autorités locales. L'Inspecteur des Enseignements primaire et secondaire de la sous-préfecture du Zio travaille à Tsévié, à une vingtaine de kilomètres du village. Il est notre interlocuteur privilégié pour toutes les actions d’éducation que nous entreprenons à Ativémé.

C'est lui-même qui a, dans un premier temps, suivi et délivré par une lettre officielle, l’accord de l’État togolais pour le projet de construction des bâtiments scolaires. Il a aussi soutenu notre premier projet dans le village d'Agbadomé depuis sa conception jusqu'à aujourd'hui. Nous l'avons d’ailleurs rencontré à chacun de nos séjours au Togo. Les membres de NEJ sont également en relation avec l’Inspecteur et l’ont rencontré plusieurs fois avant que nous n’établissions ensemble le calendrier d’exécution du projet.

La présence de l’Inspecteur ainsi que du Préfet lors de l'inauguration officielle de l'école d'Agbadomé en février 2007 ont été très appréciées par les villageois. Elles sont également la marque de l’implication des représentants de l’État togolais dans le projet et de la cohérence de notre action avec les politiques publiques locales. L'Inspecteur a une nouvelle fois donné son assentiment officiel pour le projet d’Ativémé.

Mise à jour le Lundi, 29 Mars 2010 15:59

Connaître le Togo

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En bref :

- Capitale : Lomé
- Superficie : 56.600 km²
- Population : 4 millions d'habitants
- Densité : 70 h. au km²
- Langue officielle : Français
- Langues nationales : Kabyè, Éwé,...
- Monnaie : Franc CFA
- Religions : Christianisme, Islam, Animisme
- Climat : Tropical


L'histoire du Togo

Du XVIème au XIXème, les ethnies locales furent victimes du commerce négrier. En 1884, le Roi Mlapa III signe un traité de protectorat avec l'Allemagne, malgré la forte résistance des populations locales. A l'issue de la Première Guerre mondiale, la colonie est partagée entre les alliés britanniques et français. Le Togo français passe sous tutelle de l'O.N.U. en 1946, tandis que la partie nord du Togo britannique vote son rattachement au Ghana en 1956. Le Togo actuel est proclamé indépendant le 27 Avril 1960.


La géographie du Togo

Situé sur la côte occidentale de l'Afrique, le Togo, bordé au sud par 60 km de côte atlantique, présente la forme d'un corridor (600 km de long pour 50 à 100 km de large) enserré entre le Ghana à l'ouest, la République du Bénin à l'est et le Burkina-Faso au nord. Avec une superficie de 56.600 km2 (1/10ème de la France environ), le Togo est l'un des plus petits pays de l'Afrique de l'Ouest.


Les togolais

Le Togo compte un peu plus de 5 millions d'habitants, dont près de 500.000 dans la capitale Lomé. Sa population augmente d'environ 2% par an, avec un taux de mortalité infantile élevé et une espérance de vie inférieure à 50 ans en moyenne. Près de 60% des Togolais ont moins de 20 ans. Il existe une quarantaine d'ethnies, ayant chacune leur dialecte, leurs coutumes et leurs croyances. Cette mosaïque que l'on qualifie "d'Afrique en miniature" est une des richesses du Togo, qui offre ainsi à ses visiteurs, outre ses beaux sites, un art et un artisanat divers et variés.


L'économie du Togo

Le Togo est un pays pauvre qui demeure très rural, avec une infrastructure plutôt désuète. Son agriculture est à la fois vivrière et commerciale (et emploie trois quart des actifs du pays), mais sa principale ressource à l'exportation est le produit des mines de phosphate. Il est très dépendant de l'aide économique internationale (française notamment).

Mise à jour le Lundi, 29 Mars 2010 16:00
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